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Les Troubles Neurovisuels

Du fait de l’anatomie du système visuel, les troubles de la vision peuvent résulter soit d’une atteinte de l’œil, et sont dit troubles « ophtalmologiques », ou bien résulter d’une atteinte cérébrale (ou centrale) et sont alors décrits sous le terme de troubles neurovisuels.

Parmi les troubles visuels, les troubles ophtalmologiques sont souvent les plus connus,  ils ne concernent pourtant qu’une petite partie des atteintes visuelles possibles. Ceux-ci sont le plus souvent regroupés sous la forme d’atteinte de l’acuité visuelle, définie comme la capacité de discriminer les détails fins d’un objet dans le champ visuel. Ces troubles sont dus soit à des anomalies anatomiques du globe oculaire empêchant une bonne réfraction des rayons lumineux sur la rétine, provoquant par exemple myopie, hypermétropie ou astigmatisme, ou bien à des pathologies de certains constituants de l’œil (cornée, cristallin ou rétine).

Bien que les médecins, les institutions scolaires et/ou administratives, ainsi que les patients, conçoivent le plus souvent le handicap visuel en terme de réduction d’acuité visuelle, cette définition est en fait assez réductrice puisque l’analyse visuelle est essentiellement cérébrale. Il peut en effet exister de nombreuses formes de déficit visuel très invalidantes, ne s’accompagnant pas de réduction de l’acuité visuelle, car résultant non pas d’une atteinte de l’œil, mais d’une atteinte des voies et centres cérébraux visuels.

L’ensemble des troubles neurovisuels résulte le plus souvent  d’une atteinte des régions cérébrales postérieures (i.e., lobe occipital, régions occipito-pariétale ou occipito-temporale). Néanmoins, ces troubles se retrouvent aussi lors de lésions sous-corticales (en particulier thalamique). Une lésion cérébrale postérieure , qu’elle ait été acquise avant la naissance, au moment de la naissance, dans l’enfance, ou à l’âge adulte va entrainer immanquablement un trouble dit « neurovisuel » qui va porter, selon sa topographie et sa taille, soit sur l’étendue du champ visuel, sur la reconnaissance de l’information visuelle, sur l’attention ou la mémoire visuelles. On peut donc avoir 10/10° d’acuité visuelle mais n’être capable par exemple de « voir » (ou de traiter) l’information que dans les 5 ou 10% centraux de champ visuel.

Bien que ce type de déficit soit essentiellement connu chez l’adulte, un nombre croissant d’études décrit des troubles neurovisuels chez l’enfant. Par ailleurs, ces différentes études suggèrent que de tels troubles ne sont pas sans conséquences sur le développement de l’enfant que ce soit au niveau de son développement comportemental, cognitif émotionnel ou encore au niveau de ses acquisitions scolaires et nécessitent donc d’être dépistés et pris en charge le plus rapidement possible.

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