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Quels bilans?

Lors d’une suspicion d’atteinte centrale et de troubles neurovisuels, il convient de pratiquer un ensemble de bilans: ophtalmologique, neurovisuel, neurologique,  et neuropsychologique  de manière à préciser au mieux la nature et l’étiologie du trouble.

Avant de pratiquer un bilan neurovisuel à la recherche de séquelles visuelles ou attentionnelles, il convient, tout d’abord, d’éliminer un trouble visuel périphérique. Les consultations ophtalmologiques et orthoptiques vont permettre de s’assurer que l’acuité visuelle, la réfraction, le fond d’oeil et l’oculomotricité sont normales. De plus, l’examen périmétrique  réalisé en ophtalmologie reste la seule méthode fiable pour déterminer l’étendue de l’amputation chez les patients porteurs d’un déficit du champ visuel d’origine centrale.

Le bilan neurovisuel permet d’évaluer les troubles de la cognition visuelle, ainsi que les capacités résiduelles du patient, afin de mettre en place la rééducation qui s’appuiera sur les afférences préservée pour restaurer la perception visuelle. Ce bilan évalue en particulier :

  • La perception et la discrimination des afférences élémentaires ;
  • La perception et la discrimination des différentes tonalités spectrales ;
  • La stratégie visuelle exploratoire ;
  • L’analyse, la reconnaissance et l’attention visuelles.

Ce bilan permet de mettre en évidence les différentes troubles du champ visuel, de l’exploration spatiale, de l’attention ou de la reconnaissance visuelles.

Les potentiels évoqués visuels (PEV) et l’électro-encéphalogramme (EEG) ne permettent pas de confirmer avec certitude le diagnostic d’amputation du champ visuel, mais ils peuvent cependant confirmer une éventuelle atteinte pré-chiasmatique. De façon complémentaire, l’electro-rétinogramme permet d’exclure, en particulier chez l’enfant, une origine rétinienne des troubles de la cognition ou de la perception visuelle.

L’évolution des techniques d’imagerie cérébrale a considérablement modifié le diagnostic et le suivi des troubles neurovisuels. L’IRM avec, au besoin, injection de Gadolinium,ainsi que la scintigraphie cérébrale permettent de confirmaer l’hypothèse d’une atteinte occipitale unilatérale ou bilatérale, même des années après l’installation de la lésion.

Enfin, le bilan neuropsychologique permet d’évaluer les troubles associés (anosognosie, troubles de la mémoire et /ou du langage, de la cognition spatiale) et la part de troubles cognitifs pouvant également influencer l’analyse visuelle, notamment de haut niveau.

Voir aussi :